13/01/2009
Bataille de l'Aisne 3 !
Suite de la bataille avec
le grand-père Gaston le pioupiou .
Et si vous voulez lire le début ,
Sur la catégorie Gaston le Pioupiou
A gauche du blog ...
13 Décembre 1914 .
La batterie part au repos à Blanzy (aisne) où nous avons passés à la vaccination , changeons de cantonnement , arrivons à Charantigny puis à Villemontoire où nous restons plusieurs jours .
Janvier 1915 - Affaire de Soissons (Croisy) .
12 janvier 1915 . QuittonsVillemontoire , arrivons le soir à Septruons (?) où nous cantonnons . Le 14 nous allons mettre en batterie à la ferme Leveque puis à Belleux au dessus sur un plateau et de là nous tirons sur la verrerie de Venizel et sur l'eperon 132 . Nous avons vu passer un convoi de prisonniers des jeunes de 18 et même 17 ans (environ 500 prisonniers) .Malheureusement cette attaque des allemands nous a couté cher . Le colonel du 60 ième englouti dans une grotte avec un bataillon et le drapeau prisonnier du 44 ième d'infanterieà la suite de cette malheureuse affaire , le général de division Faès a été relevé . le 20 janvier je vais à Coeuvres pour toucher une bicyclette neuve . Le 3 février nous partons de Vivieres et nous allons reprendre le secteur de la cote 138 devant Vie/Aisne et Berny-rivière où l'echelon s'installe .
2 ième secteur de l'Aisne du 15 au 25 juillet 1915 .
Que dire de se secteur , que nous avons repris les mêmes positions c'est-à-dire les canons sur la cote 138 et nos echelons sur Berny-rivières , Roche etc ... Pendant le mois de février à juillet 1915 se fut la guerre de tranchées avec ses escarmouches et alternatives de bombardements . Nous avons eu quelques canons qui éclataient par suite du mauvais calibrage des obus et aussi de l'usine malheureusement cela causait la mort bien souvent du maître pointeur et du tireur . Pendant cette période , mes fonctions consistaient surtout en ma capacité de cycliste agent de liaison à aller chercher les journaux de Paris (Matin parisien , echo de Paris etc ) au train régimentaire qui se trouvait à Mortefontaine où quelques fois jusqu'à Villers-Cotterets . Je partais le matin vers 7 heures en passant le pont de bateaux à Roche par Ressonlelong(?) et je revenais vers les midi sur l cote 138 pour distribuer mes journaux non sans avoir au préalable mangé à 11 heures un bon bouillon de boeuf au trainrégimentaire .Il y avait là de bons camarades notament le maréchal des logis Zeroche , un vieux de la vieille décoré de la campagne de Chine de 1900 qui était très gentil pour moi .
Besançon hôtel de ville ...
La suite au prochain numéro ...
Françoise !
12:45 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
14/12/2008
Bataille de l'Aisne 2 !
Récits du grand-père Gaston ,
la suite de la bataille de l'Aisne ...
Le 2 octobre 1914 !
J'apprend que mon frère a été blessé à Cantrêche (Aisne) par shrapnecs (?) à la fesse et qu'il a été évacué à l'hôpital de Laval dans la Mayenne . Tant mieux pour lui pendant ce temps il ne risquera pas d'être tué car il faut bien le dire dans cette guerre les fantassins sont aux premières loges pour se faire tuer et nous autres artilleurs nous sommes des embusqués si j'ose dire , à côté d'eux , c'est mon opinion personnellle .
Depuis le poste d'observation de Resson , je porte les plis tantôt à la batterie , tantôt aux échelons , enfin un peu partout et le soir nous venons coucher à Berny-Rivière dans une villa qui appartient je crois à Mme Yvonne de Bray la comédienne .
Le 29 octobre 1914 !
J'ai vu à Coeuvres , arriver pour la première fois le 54 ième régiment territoriale , j'en ai reconnu de ces vieux bisontins , ils vont être en renfort pour le ravitaillement etc et quelquefois tenir même les tranchées -etc ...
Nous avons tenu plusieurs positions de batteries notament la cote 138 sur le plateau duquel nos canons sont enterrés dans les abris que nous avons construit sur place ainsi que des cagnats pour abriter les hommes .
Une anecdote à signaler :
Qui est la suivante . Pour fêter leur récente nomination au de sous officiers ceux-ci avaient invité les copains à boire le coup dans une maison isolée , un obus arrive qui éclate sous la table en tuant nos deux nouveaux promus , les autres sont sortis de là sans trop savoir comment , c'est bien là une fatalité vraiment surnaturelle .
J'ai moi-même été très près de la mort une fois et voici comment .J'avais rendez-vous avec le cuisinier des officiers pour 14 heures précise pour faire la lessive . Je pris un café à 13 heures dans un café à proximité , quand un obus arrive qui tue le cuisinier qui se trouvait à la fontaine dans la cour , si je n'avais pas eu l'idée d'aller prendre ce café , j'aurais certainement été tué moi aussi à côté de mon camarade . Voilà ce qu'on appelle avoir de la chance . Mon manteau qui était pendu à proximité était criblé d'éclats d'obus .
Si vous voulez lire l'histoire du pioupiou ,
Vous pouvez le retrouver dans la catégorie
Gaston le pioupiou .
Suite au prochain numéro .
Françoise !
10:10 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28/11/2008
Le pioupiou dans l'Aisne !
Bataille de l'Aisne du 10 au 20 septembre 1914 ...
Gare de Vie-sur-Aisne , lieu -dit " La vache noire" ...
Nous partons en avant à la poursuite de l'ennemi traversons la forêt de Retz et reprenons le contact avec les boches devant la ferme de Pouy , Ressons-le-long etc ...Nous arrivons le soir à la gare de Vie-sur Aisne trempés jusqu'aux os car il a plu à torrent . Nous , nous abritons dans le hall des marchandises ainsi que nos chevaux qui sont complètement fourbus . Dans leur retraite les boches n'ont pas eu le temps de faire sauter le pont de Vie-sur-Aisne , ce qui nous a permis d'aller mettre en batterie devant St Christophe , St Victor etc ... Nous avons fais environ 400 prisonniers , ils ont l'air bien fatigué comme nous du reste .
Je devais suivre le lieutenant Marchal qui commandait la batterie à ce moment . J'étais toujours près de lui à sa disposition , il était très gentil pour moi comme du reste à peu près tous les officiers de ma batterie et du deuxième groupe .

Secteur de l'Aisne du 20 septembre au 13 décembre 1914 ...
Après le sérieux engagement devant la ferme de Moufflaye et la ferme Saint Victor où les allemands tiennent ferme leur positions , le front se stabilise à cet endroit . Nous n'avions du reste plus de munitions et l'on tirait avec des obus à blanc , c'est a dire des obus sans explosifs .
Le 21 septembre 1914 ...
Après avoir ravitaillé la batterie en obus , je me suis égaré avec mon caisson jusqu'à Coeuvres où nous avons passé la nuit dans une grange écurie , le lendemain nous avons rejoins l'échelon qui était cantonné à St Bandry . Le lieutenant Mégnin chef de l'échelon me nomme "cycliste agent de liaison" , je passe donc la consigne de mes deux chevaux à un autre canonier , j'avoue sincèrement que j'étais très content car le métier de charretier ne me convenait guère . A partir de ce jour mon service va complètement changer car je serai en relation directe avec mes officiers à la batterie et au poste d'observation .
Suite au prochain numéro , si vous le voulez bien ,
Des récits du grand-père ...
Françoise !
09:45 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11/11/2008
C'est le bon jour pour ...
11 Novembre 1918 à 11 heures du matin ,
L'Armistice , ouf !!!
Continuons le récit du grand-père Gaston le PIOUPIOU ...
Bataille de la Marne , Bouillancy .
Départ le 6 septembre 1914 marchons en avant et arrivons en position devant les villages de Bouillancy et Villers-st-Genest , où nous entrons en contact avec l'ennemi . Cette bataille va durer jusqu'au 10 septembre inclus , bataille acharnée qui commence à ? heures du matin pour finir à 11 heures du soir sans désemparer pendant ces cinq jours , mon rôle , comme toujours , consiste à ravitailler la batterie avec mon caisson . La batterrie se trouve dans une position assez précaire et ma foi très bombardée par les Allemands , heureusement que les servants peuvent s'abriter ( entre deux marmitages ) dans les meules de foins-pailles qui se trouvent dans les champs .
Les balles de mitrailleuses sifflent à un tel point que nous sommes obligés à certains moment de descendre des chevaux et les tenir par la bride pour aller ravitailler les pièces . Les routes sont pavées en pierre et lorsqu'un obus tombe au milieu cela fait des dégats et fauche les hommes aucun éclat n'est perdu , c'est comme cela que nous avons eu le colonel Tomasini tué par éclats qui lui ont coupé les deux jambes . A la 5 ième batterie nous avons eu un mort et huit blessés pendant cette période .
Nous avions au régiment un petit enfant d'une dizaine d'années , que nous avions habillé en enfant de troupe avec les écussons du 47 ième d'artillerie , pendant toute la bataille , il caracollait sur un petit âne sur ces routes pavées avec insoucience . Un ordre est venu nous interdisant cela et d'avoir à renvoyer ces enfants dans leur foyer . Le soir après avoir fait cuire un bifteack , car à ce moment , il n'y avait pas de cuisine roulante , l'on s'endormait sur le terrain pour recommencer le lendemain pendant les cinq jours de bataille . Ce n'est que le sixième jour au matin que les allemands battirent en retraite , poursuivis par nous .
Fin de la bataille de la Marne ,
La suite avec la bataille de l'Aisne .
Un trait d'union entre les soldats ...
" Le Mouchoir " fut un journal parmi des dizaines d'autres qui ont fleuri dans les tranchées . Son rédacteur en chef était un prêtre de Nancy .
" Le Mouchoir " . Le premier numéro est daté de novembre 1915 . Son directeur est l'Abbé Georges Ledain du diocèse de Nancy , affecté au groupement des brancardiers divisionnaires . Son principal collaborateur est Joseph Lesage , sapeur téléphoniste . Artiste peintre dans le civil , il va devenir l'illustrateur très inspiré de cette feuille . Au début le Mouchoir d'abord hebdomadaire , ne comporte que deux pages . Au bout de quelques mois , il ne paraît plus que tous les quinzes jours . Ensuite , au gré des déplacements de la division , sa parution devient plus épisodique . En 1916 , on compte 39 numéros , douze en 1917 et 9 en 1918 .Un numéro 62 sort le 19 mars 1919 , à l'occasion de la st Joseph . En hommage à Joseph Lesage décédé de la grippe Espagnole le 19 octobre 1918 . Article du journal l'Est républicain du mois de novembre 2008 .
A d'autres récits du PIOUPIOU si vous le voulez bien ...
Françoise !
10:05 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01/11/2008
Le pioupiou dans la Somme !
Récits du grand-père Gaston le pioupiou ...
En souvenirs de nos morts !
La batterie allemande de 772 n'avait pas eu le temps de mettre en batterie les fantassins du 42 ième de ligne l'on chargée à la baïonnette sur la route même en tuant les servants et le lieutenant commandant , ce dernier qui vivait encore n'a pas voulu accepter un verre d'eau que lui tendait un de nos hommes , il est mort sur place comme ses hommes .
27-28 août 1914 dans la Somme ...
Cantonnons à Corvie , une épicière dans la crainte de l'arrivée des boches , donne sa marchandise aux soldats , ma foi j'en profite mais le lendemain matin je m'aperçois que l'on m'a volé ma musette avec tout son contenu .

Bataille de Proyart ...
29 août 1914 . Nous prenons position de batterie dans les champs , le pays est plat , bataille très dure où nous avons eu beaucoup de casse ( morts et blessés ) . Nous avons tenu une journée pour tâcher d'arrêter les soldats ( Von Kulck ) , ma tâche consistait à ravitailler la batterie en obus , ce que j'ai fais au mieux .Pour la première fois j'ai vu éclater les obus allemands de 120 et 150 fusant que nous appelions le gros noir ( fusant ) . Ils éclataient à hauteur des arbres bordant la route , avec une précision remarquable . J'ai su plus tard que nos fantassins en particulier le 60 ième de ligne y avait laissé pas mal de morts .
Retraite sur Paris le 30 août 1914 ...
Réveil à 5 heures du matin , passons à Montdidier où nous cantonnons . Départ le 2 septembre à 9 heures du matin direction Paris nous cantonnons à Marly-la-ville où j'ai le bonheur de voir mon frère du 60 ième de ligne qui arrive du dépôt en renfort . Nous restons à ce cantonnement jusqu'au 9 septembre où nous allons cantonner à Plailly ( oise ) . Nous profitons de ce repos pour nous retapper un peu , nous ainsi que nos chevaux qui étaient restés sellés depuis le départ de Proyart ( Somme ).
La suite avec la bataille de la Marne ,
Si vous le voulez bien .
IRIS.pps
Avec Edith Piaf , je vous offre ces fleurs ,
cliquer sur ce lien ...
Françoise !
10:25 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23/10/2008
Direction Mulhouse pour notre pioupiou 3 !
Récits du grand-père Gaston
de la grande guerre 1914-1918 ...
Bataille de Dornach 19 août 1914 !
Partons à 5 heures du matin en direction de Mulhouse , nous prenons position de batterie au bord de la route . Je ravitaille avec mon caisson une pièce qui tirait sur les maisons à 10 mètres de distance .Il y avait dans le fossé une batterie boche complètement hors de combat avec ses officiers et ses servants morts ou blessés . Dans les jardins et vergers , un certain nombre de nos fantassins étaient morts avec leurs pantalons rouges , ils étaient facilement repèrables . Nous avons fais 1000 à 1200 prisonniers . J'ai vu notament un fantassin du 42 ième de ligne qui blessé , la poitrine traversée par une balle , venir s'appuyer contre un mur et se plaindre en appelant sa mère , le soir vers 5 heures je suis revenu au même endroit et j'ai apperçu le même soldat mais il était mort . Nous avons trversé Dornach -Mulhouse , les Alsaciens nous donnaient à boire ( bière -limonade ) et nous cantonons sur une place près d'une école .
25 août 1914 :
Nous partons de Mulhouse pour venir embarquer à Belfort , pour aller dans le Nord au secours de Paris et tâcher d'arrêter les Allemands qui après Charleroi déferlaient sur la France . Nous avons fais le trajet Mulhouse -Belfort dans une nuit pour commencer d'embarquer le matin et la journée du 26 août 1914 .
26 août 1914 :
Embarquement à Belfort les trains se succèdaient et marchaient au ralenti en direction de Dijon -Paris . J'ai eu le plaisir de voir mon père en gare de Roche-les-Beaupré . Je l'ai fais monter dans mon wagon à bestiaux , il m'a tenu compagnie jusquà Besançon , de là nous avons continué jusque sur Paris que nous avons contourné par le Bourget toujours en chemin de fer , nous arrivons le 27 à 6 heures du soir à Corbie ( Somme ) où nous débarquons .
La suite au prochain numéro ,
Des récits du grand-père de mon z'amour
Avec ses photos et ses cartes que la famille lui a envoyé .
Françoise !
09:30 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
17/10/2008
Gaston le pioupiou 2 !
Suite de la guerre de 1914-1918 de
Gaston le poilu renommé Gaston le pioupiou
C'est plus doux pour un dur malgré lui ...
Premier jour du mois d'août 1914
Dans le Haut-Rhin aujourd'hui ...
Les réservistes arrivent nombreux à la caserne pour former le deuxième échelon . Je suis équipé et je pars avec mes deux chevaux en direction de Belfort où j'ai l'occasion de voir mon camarade Bardey , et je continue ma route arrivé à Roppe où nous cantonnons . Je suis affecté à la cinquième batterie .
2 août 1914 ...
Mobilisation officielle. Je vois le premier prisonnier allemand , un dragon qui n'a pas l'air de s'en faire .
Bataille d'Alkirch ...
Le 7 août 1914 . On traverse la frontière près de Dannemarie et nous prenons position en batterie à Ballersdoff c'est dans ce pays que nous recevons le baptême du feu sur un tir d'obus fusants , je me gare derrière un caisson et voyant un petit nuage blanc produit par l'éclatement de l'obus à une trentaine de mètres en hauteur au dessus de nos têtes qui ne fit du reste aucun blessé ni tué .C'est le premier obus de 77 fusant que je voyais .Le soir les fantasins du 44ième de ligne ont réussi à prendre Alkirch , nous continuons sur place dans les champs , j'ai vu le colonel du 44ième blessé grièvement et porté sur une civière par des infirmiers .
Si cela vous intéresse toujours , le prochain épisode sera direction Mulhouse ...
Les récits du grand-père de mon z'amour , Françoise !
10:05 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05/10/2008
Gaston le poilu !
Guerre de 1914-1918 ...
Souvenirs et anecdotes vécus par le 2ème canonier Gaston.P , classe 1912 , artilleur au 47ème régiment d'artillerie en garnison à Héricourt ( Haute-Saône ) .
Le grand-père de mon z'amour a tout noté sur un cahier que j'ai retrouvé et voici la première note.
Mobilisation générale .
Dans la nuit du 30 au 31 juillet 1914 à une 1 heure 1/2 du matin le trompette Combaz sur l'ordre du colonel Lucotte , sonne la générale . Le régiment part vers les 5 heures du matin en direction de Belfort , je reste à la caserne comme secrétaire à la réquisition de chevaux , tâche que j'accompli pendant la journée du 31 juillet , J'eu ce même jour une entrevue avec ma mère qui avait pû venir me voir depuis Besançon .
Besançon ...
Peut-être avec d'autres souvenirs si vous le voulez bien , le cahier en est chargé ...
Françoise !
09:45 Publié dans Gaston le pioupiou | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note



























